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    Les maîtres accourent aux matinées canines

    Le Parisien - juin 2009

    Des petites, des gros, des aboyeurs, des discrets…accompagnés de leur maître. Les éducateurs de l’association
    du Chien Citoyen ont reçu une trentaine de personnes accompagnées de leur animal, hier matin dans le parc canin
    de l’île Saint-Germain. Ces matinées organisées par le conseil général ont pour vocation d’aider les maîtres à
    dresser leurs compagnons.
    L’aisance avec laquelle Alain Lambert se fait obéir surprend les participants. « Ce qu’il fait marche avec n’importe
    quel chien », s’étonne Bernadette, descendue des hauteurs d’Issy avec Canaille, son épagneul papillon.
    Alain, qui manie volontiers l’humour, montre à quel point les humains ont une perception fausse du comportement
    des chiens. « Cela ne sert à rien de vouloir leur apprendre à ne pas tirer sur leur laisse, car ils ne la sentent pas »,
    explique-t-il.
    Le formateur fait trottiner quelques animaux, comme Danaé, qu’il guide en indiquant la direction à prendre.
    Et, si nécessaire, un petit coup sec sur la longe remet dans l’axe la chienne d’humeur vagabonde. Quelques mots-clés
    suffisent pour se faire obéir : « Quand on lui parle, c’est le ton qui compte, insiste Alain. Vous pouvez lui dire
    n’importe quoi. Du style : Qu’est-ce que tu es crétin. » L’animal ne change pas de comportement, tel ce beau labrador
    blanc qui répond aux moqueries d’Alain avec un regard fondant de tendresse.
    Bernadette espère que cet atelier va l’aider à résoudre le problème que lui pose Canaille : « Il a peur de ses congénères,
    avoue-t-elle. Avec les trois ou quatre qu’il croise dans le quartier, il n’y a pas de problème. Mais avec les autres,
    il court partout et j’ai peur qu’il se sauve. » Pour mesurer les progrès accomplis, Bernadette prévoit de revenir à
    la prochaine intervention d’Alain. « En fait, c’est plutôt mon mari, retraité, qui devrait venir. Il s’occupe plus que moi
    de Canaille, et lui laisse faire ce qu’il veut », s’amuse-t-elle.

    J.B.
    Le Parisien du 1er juin 2009

    Le Parisien - juin 2009